Retrouver l’esprit des corporations de métiers

ODE [Œuvre d’éducation]

faire fructifier les talents et les vertus
donnés par le Bon Dieu

L’état actuel de l’artisanat en France

Selon une étude Ifop de 2024,56 % des jeunes déclarent vouloir exercer une activité où ils voient directement le résultat de leur travail, une hausse de 12 points en trois ans. À l’ère du tout digital et de la prédominance du tertiaire, un virage en faveur des métiers manuels semble donc s’amorcer. Or, 300 000 entreprises artisanales devront potentiellement trouver repreneurs dans les 10 prochaines années. Tout va bien, donc ? Si les chiffres de l’apprentissage (900 000 apprentis en 2024, un record historique) sont encourageants, les difficultés de recrutement persistent : 150 000 emplois dans l’artisanat restent aujourd’hui vacants. 

Les causes de ce grand écart entre l’offre et la demande sont sans doute multiples, mais le rôle de l’école est, à notre sens, primordial. Le système éducatif classique considère encore souvent les métiers manuels comme une voie de garage, réservée pour les “nuls”. Selon Joël Fourny, président de la CMA France, “près de la moitié des jeunes jugent l’artisanat insuffisamment présent dans les choix d’orientation et 30 % déclarent mal connaître l’ensemble de nos métiers.” 

Apprendre un métier qui rend vraiment service et qui se transmet de génération en génération

Plus on accumule les années d’étude et les diplômes, mieux on réussit dans la vie. Ingénieur, médecin, avocat, voilà de beaux métiers ! C’est en tout cas ce que la société actuelle murmure à l’oreille de nos enfants. Et si nous avons effectivement besoin d’ingénieurs, de médecins, d’avocats, il faudrait peut-être aussi songer à former des boulangers, des menuisiers, des couvreurs, des chaudronniers, des bouchers… 

Les métiers du faire sont ceux qui résistent le mieux aux crises économiques et sociales. Vous n’allez peut-être pas envoyer votre cheminée en Chine pour la faire ramoner ? Et le jour où l’IA pourra fabriquer et vendre (avec le sourire) votre baguette de pain n’est pas encore arrivé… Gardiens de nos savoir-faire, ces métiers sont un patrimoine vivant qui doit être sauvegardé, entretenu et transmis de génération en génération.Ils participent au bien commun et rendent (vraiment) service.

La valorisation des métiers manuels, une évidence pour les catholiques

C’est la société chrétienne par excellence, celle de Saint Louis, qui a bâti les cathédrales. Les tailleurs de pierre, les charpentiers, les vitraillistes et tous les autres corps de métier avaient leur élite, leurs maîtres, leurs apprentis. Le métier se transmettait de père en fils, les savoir-faire constituaient un véritable trésor admiré de tous, encore aujourd’hui.

Pour nous, la réussite ne se calcule pas au nombre de zéros sur le compte en banque. Elle se manifeste plutôt par une adéquation parfaite entre ce que nous faisons de notre vie et ce que Dieu attend de nous. Et si nous sommes doués de nos mains, c’est peut-être qu’il y a quelque chose de bon à faire dans ce domaine ?

Reconstituer un réseau catholique d’artisans

Retrouver l’esprit des corporations de l’âge d’or de la chrétienté

La réussite du projet de l’association ODE dépend de la mise en place d’un réseau d’artisans, dès l’été 2026. Ces partenariats nourriront à la fois notre réflexion pédagogique et notre action sur le terrain.

Nous espérons, à terme, reconstituer un maillage artisanal catholique sur l’ensemble du territoire et faire revivre l’esprit des corporations de métiers qui ont brillé durant l’âge d’or de la chrétienté.

Comment les artisans s’investiront concrètement ? Indépendants et entreprises pourront :

  • adhérer à l’association et nous faire connaître

  • faire des dons de matériel et d’outils

  • être bénévole et assurer des ateliers pratiques

  • proposer une visite guidée de leur atelier

  • faire du mécénat de compétence

  • verser leur taxe d’apprentissage à l’association


Vous êtes artisan ?
Adhérez à l’association ODE pour valoriser
les métiers manuels
auprès de nos enfants !

« Jésus (...) a mis devant mes yeux le livre de la nature et j’ai compris que toutes les fleurs qu’Il a créées sont belles, que l’éclat de la rose et la blancheur du lys n’enlèvent pas le parfum de la petite violette ou la simplicité ravissante de la pâquerette…

J’ai compris que, si toutes les petites fleurs voulaient être des roses, la nature perdrait sa parure printanière, les champs ne seraient plus émaillés de fleurettes.

Ainsi en est-il dans le monde des âmes qui est le jardin de Jésus. Il a voulu créer les grands saints qui peuvent être comparés aux lys et aux roses ; mais il en a créé aussi de plus petits et ceux-ci doivent se contenter d’être des pâquerettes ou des violettes destinées à réjouir les regards du bon Dieu lorsqu’Il les abaisse à Ses pieds. La perfection consiste à faire sa volonté, à être ce qu’Il veut que nous soyons…»

Sainte Thérèse de Lisieux, Histoire d’une âme