L’école Saint-Jean-Bosco
un projet éducatif et pédagogique singulier pour faire fructifier les talents et les vertus de nos enfants
Un enfant est doué pour l’abstraction, l’autre préfère mettre les mains dans le cambouis ; l’un sera passionné par l’observation de la nature, l’autre appréciera l’architecture et les bâtisses historiques. Le cursus scolaire habituel ne peut pas prendre en considération cette richesse. Les jeunes suivent, dans la plupart des cas, une voie générale qui ne correspond pas à leurs aspirations. Selon le site officiel de la Santé publique, 4 à 10% des élèves souffrent actuellement de phobie scolaire.
L’école Saint-Jean-Bosco fonctionnera très différemment. L’équipe pédagogique considère l’enseignement comme un ensemble de disciplines et d’activités visant à développer l’ensemble des talents des enfants, afin de construire des adultes heureux dans ce qu’ils font, garants d’un ordre social équilibré et robuste.
Nos engagements
Un cadre éducatif et spirituel rassurant,
fondé sur la foi catholique
et une autorité juste
La sensibilisation aux savoir-faire manuels par la rencontre avec des artisans, la découverte des patrimoines culturels et la participation active
à des ateliers pratiques
La transmission rigoureuse des connaissances fondamentales à travers des méthodes d’apprentissage connues pour leur efficacité
un accompagnement personnalisé
des enfants pour qu’ils développent
leurs talents et leurs vertus.
Pour une formation complète de nos enfants
Adossée à l’association ODE, l’école Saint-Jean-Bosco sera une école maternelle et primaire catholique hors contrat située dans la région lyonnaise. Dans une atmosphère familiale et stimulante, elle proposera une offre pédagogique singulière qui permettra aux enfants de découvrir les talents que Dieu leur a confiés.
Persuadés que l’intelligence se développe de multiples façons, par l’esprit et par la main, notre projet allie la transmission rigoureuse des connaissances fondamentales et la découverte des savoir-faire manuels, selon des modalités adaptées au degré de maturité des enfants.
L’acquisition du socle commun de compétences et de connaissances se réalisera aussi bien à travers les activités scolaires à proprement parler que par la pratique manuelle. Celle-ci n’est pas un bonus, mais constitue une composante essentielle des apprentissages. Ce dernier point est très important !
Ce n’est pas ainsi que le système scolaire classique fonctionne en France… mais nos voisins européens ont déjà réintégré la pratique manuelle dans leurs programmes (par exemple en Belgique avec la FMTTN).
Le système scolaire classique ne permet pas aux enfants de découvrir les métiers manuels ; la voie professionnelle, sauf exception, est considérée comme une formation par défaut, pour les jeunes qui sont en échec scolaire. Selon Joël Fourny, président de la CMA France, “près de la moitié des jeunes jugent l’artisanat insuffisamment présent dans les choix d’orientation et 30 % déclarent mal connaître l’ensemble de nos métiers.”
Plus on accumule les années d’étude et les diplômes, mieux on réussit dans la vie. Ingénieur, médecin, avocat, voilà de beaux métiers ! C’est en tout cas ce que la société actuelle murmure à l’oreille de nos enfants. Et si nous avons effectivement besoin d’ingénieurs, de médecins, d’avocats, il faudrait peut-être aussi songer à former des boulangers, des menuisiers, des couvreurs, des chaudronniers, des bouchers…
Les métiers du faire sont ceux qui résistent le mieux aux crises économiques et sociales. Vous n’allez peut-être pas envoyer votre cheminée en Chine pour la faire ramoner ? Et le jour où l’IA pourra fabriquer et vendre (avec le sourire) votre baguette de pain n’est pas encore arrivé… Gardiens de nos savoir-faire, ces métiers sont un patrimoine vivant qui doit être sauvegardé, entretenu et transmis de génération en génération. Ils participent au bien commun et rendent (vraiment) service
Notre constat
La valorisation des métiers manuels devrait être une évidence pour les catholiques : c’est la société chrétienne par excellence, celle de Saint Louis, qui a bâti les cathédrales. Les tailleurs de pierre, les charpentiers, les vitraillistes et tous les autres corps de métier avaient leur élite, leurs maîtres, leurs apprentis. Le métier se transmettait de père en fils, les savoir-faire constituaient un véritable trésor admiré de tous, encore aujourd’hui.
Pour nous, la réussite ne se calcule pas au nombre de zéros sur le compte en banque. Elle se manifeste plutôt par une adéquation parfaite entre ce que nous faisons de notre vie et ce que Dieu attend de nous. Et si nous sommes doués de nos mains, c’est peut-être qu’il y a quelque chose de bon à faire dans ce domaine ?
Les jeunes générations commencent d’ailleurs à se poser les bonnes questions. Selon une étude Ifop de 2024, 56 % des jeunes déclarent vouloir exercer une activité où ils voient directement le résultat de leur travail, une hausse de 12 points en trois ans… et pourquoi pas un métier manuel ? Le nombre croissant d’apprentis (900 000 en 2024, un record historique) et de reconversions sont des signaux forts : un virage est en train de s’amorcer.
Cependant, le système scolaire classique peine à s’adapter. Des initiatives voient le jour mais elles restent peu nombreuses et ponctuelles. L’école Saint-Jean-Bosco va plus loin et propose un cadre pédagogique qui intègre la pratique manuelle comme une modalité d’apprentissage à part entière.
« Jésus (...) a mis devant mes yeux le livre de la nature et j’ai compris que toutes les fleurs qu’Il a créées sont belles, que l’éclat de la rose et la blancheur du lys n’enlèvent pas le parfum de la petite violette ou la simplicité ravissante de la pâquerette… J’ai compris que si toutes les petites fleurs voulaient être des roses, la nature perdrait sa parure printanière, les champs ne seraient plus émaillés de fleurettes… Ainsi en est-il dans le monde des âmes qui est le jardin de Jésus. Il a voulu créer les grands saints qui peuvent être comparés aux lys et aux roses ; mais il en a créé aussi de plus petits et ceux-ci doivent se contenter d’être des pâquerettes ou des violettes destinées à réjouir les regards du bon Dieu lorsqu’Il les abaisse à Ses pieds. La perfection consiste à faire sa volonté, à être ce qu’Il veut que nous soyons…»
(Sainte Thérèse de Lisieux, Histoire d’une âme) »
À l’école Saint-Jean-Bosco, les activités manuelles contribueront pleinement à l’acquisition du socle commun de compétences, de connaissances et de culture. Elles ne seront pas des loisirs ou des activités extrascolaires, et seront donc intégrées à l’emploi du temps des élèves, en fonction de leur âge.
Les apprentissages manuels développent aussi l’intelligence
Comment est-ce possible ?
Le développement de la motricité fine demande une grande concentration. Certains enfants, incapables de se tenir tranquilles en cours, peuvent d’ailleurs passer des heures à manipuler des outils. L’observation et le travail de la matière permettent ainsi aux enfants de développer leur intelligence en établissant un lien constant entre ce qu’ils voient, ce qu’ils font et ce qu’ils ont appris en classe.
Prenons l’exemple d’un atelier de maroquinerie. Les enfants ont pour consigne de fabriquer un petit porte-clef en cuir. Un objet facile à confectionner, à condition de savoir reporter un patron simple sur une pièce de cuir, découper proprement la forme tracée, prendre des mesures pour positionner correctement les motifs, utiliser une pince emporte-pièce… Toutes ces actions demandent de la réflexion et de l’habileté. Elles font appel à des connaissances théoriques apprises par exemple en géométrie. Au terme de l’atelier, les enfants sont fiers de leur réalisation. Ils sont heureux ensuite de pouvoir l’offrir à une personne qu’ils aiment. Ils ont davantage confiance en eux.
À l’école Saint-Jean-Bosco, nous sommes persuadés que cette place accordée à la transformation de la matière et au travail de la main dans les apprentissages doit devenir une évidence pour les parents catholiques. Grâce à cette formation, les enfants auront plus de chances de devenir des adultes capables de choisir le métier qui leur convient et de lui accorder un vrai sens spirituel.
Espérons ensemble que nos enfants diront un jour : “Je fais ce que Dieu attend de moi et j’apporte ma contribution au bien commun en fonction des talents qu’Il m’a donnés.”
Et n'oublions pas que Notre-Seigneur Jésus-Christ a appris l’art des charpentiers auprès de Saint Joseph, son père nourricier !
Un apprentissage rigoureux
des connaissances fondamentales
Nous savons que cette grande place accordée à la pratique manuelle peut inquiéter les parents : mon enfant sera-t-il prêt pour la 6ème ? Est-ce qu’il aura appris tout ce qu’il faut apprendre ? Est-ce qu’il est obligé de choisir une voie manuelle pour intégrer l’école Saint-Jean-Bosco ? Est-ce qu’il restreint ses choix d’orientation pour plus tard ?
L’équipe pédagogique prépare tous les élèves pour que le passage au collège se fasse sans difficultés. Si notre projet favorise les activités manuelles, il n’en néglige pas pour autant l’apprentissage des savoirs fondamentaux des 5 domaines définis par l’Education Nationale pour l’acquisition du socle commun de compétences, de connaissances et de culture, notamment en français et en mathématiques.
Les méthodes que nous avons choisies sont éprouvées et connues pour leur efficacité (apprentissage syllabique de la lecture, acquisition méthodique de l’orthographe, calcul mental, etc.). Elles s’appuient sur une transmission verticale, qui n’exclut pas les échanges avec l’enseignant, bien au contraire. Les petits effectifs permettront aux enseignants d’aller plus vite que dans le système classique, tout en s’adaptant aux besoins de chacun.
Notre fonctionnement
Inspirés par le fonctionnement de nos voisins européens, nous proposons de distinguer deux temps forts dans la journée, en fonction des besoins et de l’âge des enfants.
Pour le cycle 2 et le cycle 3, la matinée sera consacrée aux activités menées en classe, déterminées en fonction du niveau et du degré de maturité des élèves : apprentissage du langage, des formes, des couleurs pour les petits, matières scolaires pour les plus grands, avec une insistance sur le français et les mathématiques.
L’après-midi se passera différemment pour les petits et les grands : il comprendra une sieste pour les enfants qui en ont besoin, et se déroulera, si possible, en dehors de la classe.
Pour le cycle 2, la priorité sera donnée à l’activité physique et au plein air : en fonction de l’emplacement de nos locaux, de la météo et des saisons, nous proposerons du sport, des jeux, des promenades, des activités au potager.
Pour le cycle 3, ce sera le temps de l’activité physique ou de la pratique manuelle ; celle-ci pourra être amenée de plusieurs façons, selon les compétences des enseignants, le matériel à notre disposition et la disponibilité des artisans partenaires : visites d’ateliers, ateliers de fabrication, découverte d’un outil ou d’un geste technique, visites patrimoniales et culturelles.
Rejoignez-nous !
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